En stage de perfectionnement sur un chantier au projet ZACA, Dimitri Kiendrebéogo et Rahimatou Diao, tous deux étudiants en troisième année de licence en génie civil, découvrent les réalités du terrain après plusieurs années de formation théorique. Cette immersion est une opportunité d’acquérir de l’expérience, de renforcer leurs compétences et de mieux comprendre les exigences du métier.
Étudiant en troisième année de génie civil, Dimitri Kiendrebéogo poursuit sa formation à travers un stage de soutenance de trois mois sur un chantier situé au projet zaca. Une immersion qui va lui permettre mettre en pratiques les connaissances théoriques acquises. Sur le chantier, le jeune stagiaire affirme que son intégration se déroule dans de bonnes conditions. « Tout se passe bien, parce que nous arrivons à suivre les consignes du chef de chantier, avec pour objectif de mener à bien notre stage et de rédiger notre rapport. », a-t-il laissé entendre.
Cependant, il reconnaît que le principal défi est le manque de pratique. « Ce qui fait la différence, c’est l’expérience. Quand on arrive sur le chantier, il y a des situations qu’on n’arrive pas immédiatement à expliquer. Cela peut rendre l’intégration un peu difficile au début », confie-t-il.

Pour lui, cette phase d’apprentissage est essentielle pour devenir un professionnel accompli. Elle permet non seulement de mieux comprendre les techniques de construction, mais aussi de s’adapter aux exigences du métier. A ceux qui souhaitent embrasser cette carrière, il les invite à avoir le courage et la passion. Sans cela, il sera difficile de tenir dans ce domaine.
Étudiante en troisième année en génie civil, Rahimatou Diao fait partie de ces jeunes qui ont décidé de briser les barrières dans un domaine largement dominé par les hommes. Actuellement en stage de perfectionnement sur ce chantier, elle découvre les réalités du terrain après plusieurs années de formation théorique.
Après avoir achevé son programme académique, la jeune étudiante est entrée dans la phase pratique de son parcours. « Les cours se sont bien déroulés. Nous venons de terminer le programme et nous sommes maintenant sur le terrain pour mettre en pratique ce que nous avons appris », explique-t-elle.
D’une durée de trois mois, ce stage va lui permettre de mieux appréhender les exigences du métier. Pour Rahimatou, cette immersion est essentielle. Sur le terrain, elle joue le rôle de technicienne. Ses missions consistent notamment à superviser les travaux, contrôler leur exécution et donner des directives aux ouvriers. Une responsabilité qui demande rigueur, sens de l’organisation et capacité d’adaptation. Cependant, elle reconnaît que travailler dans le génie civil en tant que femme n’est pas toujours facile. « C’est un travail qui demande beaucoup d’efforts physiques », confie-t-elle. Malgré cela, Elle est déterminée à s’imposer et se frayer un chemin. Cette détermination puise ses racines dans une passion née dès l’enfance. « Quand je voyais des bâtiments, je me demandais comment les gens faisaient pour construire. C’est cette curiosité qui m’a poussée à choisir le génie civil », raconte-t-elle. Après l’obtention de son baccalauréat série D, elle s’est engagée dans cette voie, malgré les défis. Après trois années de formation, Rahimatou estime avoir gagné en confiance et en compétences. « J’arrive à comprendre le travail sur le chantier, à analyser et à m’exprimer sur les questions liées au bâtiment », a-t-elle soutenu.

Face aux stéréotypes qui persistent, elle invite les jeunes femmes à croire en elles-mêmes et à passer à l’action elle lance un message fort aux jeunes filles. « Il faut se prendre au sérieux et ne pas abandonner sous prétexte que c’est difficile ou réservé aux hommes. Avec le travail et la persévérance, on finit par réussir. », a-t-elle conseillé.
Wendaabo Cathérine KOURAOGO
Journal de l'Immobilier



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