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Fabrication et commercialisation de matériaux de construction : un secteur porteur malgré les difficultés.

À Godin, dans la commune rurale de Saaba, la fabrication et la commercialisation de matériaux de construction, notamment le sable, le granite, le gravier et les briques, constituent une activité génératrice de revenus pour de nombreux jeunes. Indispensables dans le secteur du bâtiment, ces matériaux jouent un rôle déterminant dans la solidité, la durabilité et la sécurité des infrastructures.
Sur le site de production O.SAM NABONSWENDE, dirigée par Samuel Ouédraogo, le travail s’organise autour d’un savoir-faire acquis sur le terrain et d’un engagement quotidien face aux difficultés du secteur.
Installé depuis environ cinq ans, Samuel Ouédraogo s’est spécialisé dans la vente d’agrégats tels que le sable, le granite, le gravier et les briques. Avant de lancer sa propre activité, il a appris le métier sur le terrain, aux côtés de professionnels expérimentés. « J’ai appris à fabriquer les briques auprès des personnes avec qui je travaillais avant d’ouvrir mon propre site », explique-t-il.

Samuel Ouédraogo, propriétaire de O.SAM NABONSWENDE
Aujourd’hui, son site combine à la fois production et commercialisation, répondant ainsi aux besoins variés du secteur du bâtiment.Dans ce métier, l’expérience joue un rôle essentiel. La fabrication des briques repose sur un mélange précis de ciment, de sable, de poudre de granite et d’eau. Le processus commence par un mélange à sec des différents éléments, avant l’ajout de l’eau. Selon le promoteur, la qualité des briques dépend du respect des dosages et de la qualité des matières premières, en particulier du sable. « Si le sable est de mauvaise qualité, les briques ne seront pas solides. Une fois tamisé, on peut déjà juger de sa qualité », précise-t-il. Grâce à leur expérience, les artisans sont capables d’évaluer rapidement la qualité du produit final.
La capacité de production quotidienne varie en fonction de la demande, de la disponibilité et de la rapidité de la main-d’œuvre. Sur le site, il n’existe pas d’équipe fixe de briquetiers. En général, une équipe de quatre à cinq personnes, comprenant un puisatier et deux à trois briquetiers, y compris le propriétaire, est mobilisée. Toutefois, l’effectif reste fluctuant en raison de la disponibilité irrégulière des ouvriers. « Souvent, nous utilisons une dizaine de sacs de ciment par jour, parfois plus ou moins », indique-t-il.
Comme de nombreux acteurs du secteur, Samuel Ouédraogo fait face à plusieurs défis, notamment l’irrégularité de l’approvisionnement en matières premières comme le sable et le ciment. « Même après avoir passé une commande, il est parfois difficile d’être livré », déplore-t-il.
À ces difficultés s’ajoute la hausse des prix. Une benne de sable, autrefois vendue à 95 000 F CFA, coûte aujourd’hui entre 115 000 F et 125 000 F CFA. Le ciment, quant à lui, se négocie entre 120 000 F et 125 000 F CFA la tonne. Après les périodes de fêtes, le marché connaît généralement un ralentissement. Les acteurs espèrent une reprise rapide des activités.
Malgré ces contraintes, cette activité permet au promoteur de subvenir à ses besoins essentiels, notamment l’entretien de sa famille et son alimentation. Les revenus dépendent des commandes. Pour une production de 3 000 à 5 000 briques vendues à 300 F CFA l’unité, les bénéfices varient entre 3 000 F et 5 000 F CFA, en fonction des coûts de production et des conditions du marché.
Sur le site, les employés participent activement aux activités. Fabrication, arrosage des briques et livraison font partie de leur quotidien. C’est le cas de Wilfried Ouédraogo, employé sur le site environ cinq à six mois. « Le matin, nous fabriquons les briques, ensuite nous les arrosons. Lorsqu’il y a une commande, nous faisons la livraison. », a-t-il indiqué.

Wilfried Ouédraogo, employé
Il a en outre souligné que le marché n’est pas régulier. Toutefois, en période d’activité, il peut générer des revenus journaliers allant de 15 000 F à 20 000 F CFA.
Dans la même dynamique, Urbain Ouédraogo, fort de six à sept années d’expérience, contribue à la production et à la commercialisation des matériaux. Il évoque les réalités du métier, notamment la pénibilité du travail et l’irrégularité de la demande. « Le travail est parfois difficile et il n’y a pas toujours de clients », confie-t-il.
Concernant le processus de fabrication, il précise que les briques sont obtenues à partir d’un mélange de sable et de granite, un procédé qui exige rigueur et maîtrise afin de garantir un produit de qualité.

Urbain Ouédraogo, employé
Malgré ces défis, il parvient à subvenir à ses besoins grâce à cette activité. Pour lui, le travail demeure la voie la plus sûre pour préserver sa dignité. Il insiste sur la valeur du travail et encourage les jeunes à privilégier le travail plutôt que le vol. « J’encourage ceux qui refusent de travailler à chercher un emploi et à s’éloigner du vol. Le vol détruit l’intégrité. Un Burkinabè ne doit pas voler. », a-t-il conseillé.
Wendaabo Cathérine KOURAOGO
Journal de l’Immobilier

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