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Godin : une maison se lève malgré le manque d’eau.

A Godin, dans la commune rurale de Saaba,  une maison de type chambre-salon de 16 tôles avec prévision d’un magasin est en pleine réalisation. Placé sous le suivi technique de Youmali Paulin Naba, ingénieur en génie civil, le chantier respecte les principales normes de construction malgré les difficultés liées à l’approvisionnement en eau, principal défi rencontré sur le site.

 

Selon l’ingénieur, les travaux ont démarré par les fouilles, suivies de la fondation et de l’exécution des murs de soubassement. Après l’utilisation des briques pleines, le chantier est actuellement à l’étape des briques creuses, marquant l’évolution normale des murs en élévation. « Les principales étapes déjà réalisées sont les fouilles, la fondation et les murs de soubassement. Nous sommes maintenant à l’étape des briques creuses », explique M. Naba.

Les matériaux utilisés pour la construction sont notamment le sable, le gravier, le fer et le ciment, avec la mise en place de poteaux pour assurer la stabilité de la structure. Pour l’ingénieur, la durabilité de la maison dépend essentiellement de la qualité des matériaux et du respect des dosages dans les mélanges. « Si les matériaux sont de bonne qualité et que les mélanges sont bien faits, il n’y a aucun problème de solidité. C’est une petite maison, et bien exécutée, elle sera durable », rassure-t-il. La durée d’exécution du chantier est estimée à trois semaines.

Malgré la bonne coordination , le chantier fait face à une difficulté majeure à savoir le manque d’eau. La zone n’étant pas desservie par l’ONEA, l’équipe dépend des châteaux d’eau privés. « À chaque fois, nous payons l’eau pour pouvoir travailler. Une barrique d’eau coûte 500 francs. Selon les travaux à effectuer dans la journée, la quantité varie : pour le béton ou le coulage des poteaux, cela peut atteindre jusqu’à 6 barriques. En revanche, pour la construction simple, nous avons besoin en moyenne de 4 barriques. », souligne l’ingénieur.

L’ingénieur insiste sur les erreurs à éviter lors d'une construction , notamment le non-respect de la profondeur des fouilles. « Pour une maison simple de 16 tôles, une profondeur d’environ 30 centimètres est suffisante. Mais pour une grande maison, il faut impérativement réaliser une étude du sol avant de commencer », conseille-t-il. Il recommande fortement une étude de laboratoire du sol pour les grandes constructions, afin de déterminer le type de bâtiment que le terrain peut supporter.

Aboubacar Sinaré, aide-maçon de profession, totalise près de dix années d’expérience dans le domaine de la maçonnerie. Sur ce chantier , il joue un rôle central dans l’exécution des travaux. « Mon rôle précis sur ce chantier, c’est la construction proprement dite. Je m’occupe de l’élévation des murs. Ensuite, il y aura le coulage du béton, le chaînage, le tirage des pentes, le tôlage de la maison et enfin le crépissage », explique-t-il.

Il se dit satisfait des conditions de travail. « Nous ne rencontrons pas de difficultés majeures sur ce chantier. Tous les matériaux et le matériel sont à notre disposition et nous travaillons dans de bonnes conditions. Nous espérons que tout se passera bien jusqu’à la fin », a-t-il notifié. Pour cet aide-maçon , la maçonnerie est bien plus qu’un gagne pain.  La satisfaction du maître d’ouvrage est pour lui l’objectif principal. « Sincèrement, quand je finis de construire une maison, c’est une grande joie. Personnellement, je ne regarde pas d’abord l’argent. Ce qui compte pour moi, c’est le travail bien fait, afin que le propriétaire soit satisfait. Quand le travail est bien fait, je suis encore plus content que le propriétaire lui-même », confie-t-il avec fierté.

Aboubacar Sinaré, aide-maçon

Si les conditions sur ce chantier sont jugées bonnes, cependant Aboubacar Sinaré reconnaît toutefois une difficulté récurrente dans le métier : la sous-évaluation du travail des aide-maçons. « Certains propriétaires ne veulent pas accepter les prix réels du travail. Nous fixons un prix en fonction de l’effort fourni, mais certains estiment toujours que c’est trop élevé et demandent de diminuer », regrette-t-il. Malgré ces réalités, Aboubacar reste convaincu de la noblesse du métier et invite les jeunes à se battre honnêtement pour construire leur avenir. « Il n’y a pas de sous-métier. Quand on est jeune, il faut se mettre au travail. Seul le travail paye. Sans travail, on ne peut pas avancer, et on risque de tomber dans des voies dangereuses comme le banditisme », avertit-il.

Yempabou Ouali exerce le métier de manœuvre. Son travail consiste à assister ce le maçon dans l’exécution des différentes tâches, notamment le ramassage et le déplacement des briques, le mélange du ciment ainsi que toutes autres activités nécessaires au bon déroulement des travaux.

Chaque matin, dès son arrivée sur le chantier, il s’attèle à rapprocher les briques et à préparer le mortier afin de faciliter la maçonnerie. Ces tâches, réalisées en présence du maçon, permettent d’assurer la continuité et l’efficacité du travail tout au long de la journée.

Yempabou Ouali exerce le métier de manœuvre

 

Cependant, le quotidien du manœuvre n’est pas sans difficultés. Selon Yempabou Ouali, les problèmes d’approvisionnement en matériaux et en matériels constituent un frein majeur à l’avancement des travaux. À cela s’ajoute le faible coût de la main-d’œuvre des manœuvres, une réalité qui pèse sur leurs conditions de vie et de travail. Malgré ces contraintes, Yempabou Ouali se dit satisfait de son activité. Ce travail lui permet de subvenir à certains de ses besoins essentiels et de gagner dignement sa vie. Il exprime également sa reconnaissance envers le maître d’ouvrage pour les efforts consentis en faveur du chantier.

Yempabou Ouali invite les jeunes qui sous-estiment les travaux manuels à s’y investir. « Une fois que tu négliges les travaux, tu commences mal ta jeunesse. Tu risques de souffrir pendant ta vieillesse. Il faut bien commencer ta jeunesse et tu te reposera pendant ta vieillesse», a-t-il ajouté.

Il invite également les propriétaires à mieux anticiper la disponibilité des matériaux avant le démarrage des chantiers afin de faciliter le travail des ouvriers.  

Wendaabo Cathérine KOURAOGO

Journal de l'Immobilier 

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