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Ingénieur en génie civil et responsable de l’entreprise Bilgo Tout Travaux de Construction (BIL.TTC), Désiré Bilbo incarne le profil d’un concepteur, superviseur et formateur évoluant dans un secteur porteur mais exigeant. Fort de plusieurs années d’expérience, il partage sa vision d’un secteur qui requiert rigueur, endurance et passion.

Désiré Bilbo, Ingénieur en génie civil

Après l’enseignement général jusqu’en classe de troisième, Désiré Bilbo s’oriente vers l’enseignement technique où il obtient un BEP, avant de poursuivre ses études à Lomé. Il y décroche un BT, puis un diplôme de l’enseignement supérieur jusqu’au Master.

Mais au-delà des études, sa passion pour ce métier est née dès son jeune âge.  « Je suis né dans le domaine. J’accompagnais déjà mon père sur les chantiers, ce qui m’a donné envie de suivre cette voie », a-t-il confié.

Le travail d’ingénieur ne se limite pas au terrain. « L’ingénierie commence d’abord par la conception », explique-t-il. Cela inclut notamment les calculs de structures, le dimensionnement des ouvrages, les plans et les études techniques.

Une fois cette étape réalisée, le travail se poursuit sur le chantier : « Il faut suivre la mise en œuvre et s’assurer que les dispositions techniques sont respectées », a -t-il précisé.

À travers son entreprise, Désiré Bilbo intervient à plusieurs niveaux. Il travaille en collaboration avec des entreprises qui ne disposent pas d’ingénieurs à plein temps, mais aussi avec des particuliers, notamment des expatriés, qui sollicitent son expertise pour le suivi de leurs projets de construction.

Les qualités pour réussir dans ce domaine

Comme tout autre domaine, l’amour du métier est une qualité essentielle pour réussir dans le génie civil. « Il faut d’abord aimer le métier, vouloir le faire et travailler dur. », a-t-il indiqué.  

Désiré Bilbo et son collaborateur

À cela s’ajoute une dimension physique non négligeable. En effet le travail sur le terrain demande de l’endurance. « Comme vous voyez sur ce chantier, c’est un bâtiment à niveau. Il faut monter, descendre, travailler avec le soleil et vu la superficie du chantier il faut passer la journée à marcher. Cela réclame beaucoup d’effort. », a-t-il fait savoir.
 

Formation des jeunes

En parallèle de ses activités professionnelles, Désiré Bilbo s’investit dans l’enseignement, un domaine qui le passionne. Il dispense des cours aux étudiants afin de partager son expérience du terrain. « Nous qui sommes sur les chantiers, nous sommes mieux placés pour partager nos expériences avec les apprenants qui sont sur le terrain. », a-t-il souligné.

Pour Désiré Bilgo, les programmes de formation actuels accordent une place prépondérante à la théorie au détriment de la pratique. Selon lui, cette approche limite la capacité des jeunes diplômé à s’intégrer immédiatement dans le monde professionnel. « Aujourd’hui, la formation est beaucoup plus théorique que pratique à tel point que lorsque les étudiants sortent de l’établissement, il leur faut encore un temps pour qu’ils puissent allier la théorie à la pratique. », a-t-il expliqué.  Il plaide ainsi pour une réforme des curricula, intégrant davantage de travaux pratiques. « La meilleure des formations aurait voulu qu’on allie assez de pratiques à la théorie de telle sorte que lorsque l’étudiant sort, il soit déjà prêt pour l’emploi. », a-t-il insisté.

 

Un secteur porteur

Pour l’ingénieur, le génie civil offre de nombreuses perspectives, notamment dans un contexte d’urbanisation croissante. « Nous sommes au projet ZACA et comme vous pouvez le constater, il y a plein de terrains vides. Les bâtiments déjà construits sont des bâtiments vétustes. La plupart datent de 30 à 50 ans. Avec la vision nouvelle des étudiants qui vont arriver, cela va permettre de moderniser ces infrastructures. », a-t-il affirmé.

 Il a rappelé que le génie civil ne se limite pas à la construction. Il englobe plusieurs métiers comme la menuiserie, l’aluminium ou l’électricité. « Il y a de la place pour tout le monde. », a-t-il déclaré. Grâce à ses activités, il arrive à subvenir à ses besoins et ceux de la famille.

 

Les défis quotidiens

Malgré ces multiples opportunités, le métier n’est pas exempté des difficultés. Parmi les principales contraintes figurent les délais d’exécution souvent très serrés, la gestion des équipes et la multiplicité des chantiers à suivre simultanément.

« Il arrive d’avoir plusieurs chantiers en même temps, avec des clients qui mettent la pression. Cela peut être très stressant, surtout quand il faut concilier travail et vie de famille », reconnaît-il. Pour faire face à ces exigences, les équipes travaillent parfois jour et nuit. « Aujourd’hui, sur certains chantiers, on travaille presque 24 heures sur 24 pour respecter les délais. », a-t-il signalé.

 

Une passion intacte malgré les difficultés

Malgré les contraintes, Désiré Bilbo ne regrette pas son choix de carrière. « Souvent les gens m’appellent juste pour apprécier un travail que j’ai fait en ville, cela fait plaisir », confie-t-il.

Réalisations

Parmi ses nombreuses réalisations, l’ambassade du Mali au Burkina sis à Ouaga 2000 réalisée en partenariat avec l’entreprise Générale de Construction de Bâtiment (EGCOB) est pour lui une grande source de fierté. « Cela date maintenant de 7 à 8 ans. C’est un chantier qui a eu beaucoup de retournements. A la fin on était presque tous stressés. Mais finalement, lorsque je passe, je suis très content. », s’est-il remémoré.

Parmi les expériences marquantes de sa carrière, Désiré Bilgo évoque avec émotion un chantier particulièrement exigeant réaliser à l’hôtel Silmandé. À l’époque, alors qu’il travaillait déjà sur un projet R+3 au niveau de la ZACA, lui et son équipe ont été sollicités en urgence par l’EGCOB pour la construction d’une salle de fête en deux mois à l’Hôtel Silmandé. Un travail qui dépasse le délai imparti.

En pleine période de décembre, alors que le chantier battait son plein, la réalisation d’un parking de 3 000 m² en seulement deux semaines leur a été attribué. Une mission jugée presque irréalisable au départ, mais que l’équipe a décidé de relever avec détermination. Face à des délais serrés, l’équipe s’est engagée dans un rythme de travail particulièrement intense, enchaînant les journées et les nuits. « Il fallait travailler presque 24 heures sur 24 », se rappelle -t-il. Grâce à cette mobilisation exceptionnelle, le pari a été tenu.

Contre toute attente, les travaux ont été achevés dans les délais impartis, suscitant une grande fierté au sein de l’équipe. Aujourd’hui encore, chaque passage à l’hôtel Silmandé ravive ces souvenirs. Si ces moments prêtent désormais à sourire, ils restent le témoignage d’une période de travail acharné et de dépassement de soi. « Ça nous prenait trop la tête, mais on se disait que si on essaie, on peut arriver.

À ceux qui souhaitent se lancer dans le génie civil, Désiré Bilbo les inviter à se donner les moyens physiques, financiers et intellectuel pour y parvenir.

Wendaabo Cathérine KOURAOGO

Journal de l'Immobilier

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