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Lutte contre la spéculation sur le ciment : la descente de la Brigade Laabal saluée par les citoyens.

La question du prix du ciment continue de susciter de vives préoccupations au Burkina Faso. Malgré l’encadrement mis en place par les autorités pour garantir des tarifs accessibles, certains commerçants persistent à pratiquer des prix au-dessus des plafonds réglementaires, au détriment des consommateurs. Face à ces abus, la Brigade Laabal a mené des opérations de contrôle qui ont conduit à plusieurs interpellations et sanctions.

À la suite de cette descente, Le Journal de l’Immobilier est allé à la rencontre des populations à pour recueillir leurs avis. Les personnes interrogées saluent l’initiative, tout en mettant en lumière les conséquences de cette flambée des prix sur leurs projets de construction.

 

Sur le marché, le ciment CPJ se négocie généralement entre 5 250 FCFA et 5 500 FCFA, tandis que le ciment CPA 45 est officiellement plafonné à 5 750 FCFA.  Toutefois, des dérives ont été constatées, avec des prix atteignant parfois 6 250 FCFA, voire plus, soit une surfacturation pouvant aller jusqu’à 500 FCFA par sac.

Face à ces pratiques jugées illégales, la Brigade Laabal a récemment mené des opérations de contrôle inopinées dans plusieurs quartiers de la ville de Ouagadougou. Ces interventions ont permis d’interpeller des commerçants pris en flagrant délit de surfacturation. Les agents ont exigé le remboursement immédiat des montants indûment perçus, preuves à l’appui, notamment grâce à des factures présentées par les clients.

Les commerçants mis en cause ont été conduits dans les locaux de la brigade pour répondre de leurs actes. En guise de sanction, certains ont été soumis à des travaux d’intérêt général. Une action saluée par de nombreux citoyens, dans un contexte où l’État burkinabè déploie des efforts importants pour subventionner le ciment et soutenir l’accès au logement. Sur le terrain, les conséquences de cette hausse illégale se font durement ressentir.  « Le prix est monté jusqu’à 6 500 FCFA dans certains points de vente et 7 500 FCFA dans d’autres », témoigne Moïse Wendpanga Sedogo, maçon.  Il explique avoir été contraint d’interrompre un chantier à Gampela pendant plus de deux semaines en raison d’une pénurie de ciment. Au-delà de la hausse des prix, c’est aussi la rareté du produit qui complique la situation sur les chantiers. « Même avec l’argent, c’était difficile d’en trouver. Ça a vraiment joué sur notre travail. », a-t-il déploré. 

Moïse Wendpanga Sedogo, maçon

 

Selon lui, ces augmentations imprévues désorganisent totalement les projets de construction.  « Tu fais ton budget avec un prix donné, et brusquement ça augmente. Ça déprogramme tout. », a-t-il expliqué.

Pour Moïse Sedogo, la régulation des prix ne repose pas uniquement sur les autorités. Les populations ont également un rôle à jouer. Il appelle ainsi à plus de vigilance et à la dénonciation des pratiques abusives.
« La brigade ne peut pas tout contrôler. C’est à nous, citoyens, de dénoncer ces pratiques. », a-t-il invité. 

Même constat du côté de Youmali Paulin Naaba, technicien en génie civil. Il a laissé entendre que cette situation impacte directement les particuliers engagés dans des projets de construction.  « Il y a environ trois semaines, j’ai acheté le sac à 5 750 FCFA. Ensuite, c’est passé à 6 000 FCFA. », a-t-il notifié. Selon lui, cette hausse n’est pas imputable aux producteurs, mais plutôt aux pratiques de certains commerçants.

Youmali Paulin Naaba, technicien en génie civil

 

Pour lui, cette hausse n’est pas liée aux producteurs, mais plutôt aux pratiques des commerçants. « Le prix à l’usine n’a pas changé. Ce sont les commerçants qui ont augmenté les prix. », a-t-il regretté. À l’en croire, ces hausses imprévues bouleversent les prévisions des ménages, notamment ceux disposant de moyens limités. « Imaginez un fonctionnaire qui contracte un prêt pour construire sa maison. Il établit son budget, calcule la quantité de ciment nécessaire, et au dernier moment, les prix augmentent. Cela déséquilibre tout son devis », souligne-t-il.

Si les actions de la Brigade Laabal sont largement saluées, cependant les acteurs du secteur appellent également à une prise de conscience collective afin de lutter efficacement contre la spéculation.

 

Wendaabo Cathérine KOURAOGO

Journal de l’Immobilier

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